La mue d’une femme au vieil amour.
Les feuilles s’envolent...
Les pétales de la fleur d’un fruit à naître
tombent délicatement au sol.
C’est ce vieux costume de paraître.
Il disparaît dans ma danse
avec les éléments en émoi.
Merci et au revoir à ces voiles :
« Sois sage et belle sous les voiles. »
« Sois belle et tais-toi. »
« Sois bête pour être choisie. »
C’était là, où avant, l’homme choisit,
et la femme devient ce qu’il veut voir,
et lui donne le droit d’exister et d’avoir.
Un amour à l’ancienne,
plein de gestes codés,
de silences qui rangent,
de regards qui attendent.
Mais moi…
De ce paraître qui fait disparaître.
j’en veux plus.
Je ne voulais pas de cette forme,
de ce moule aux contours d’obéissance,
de cet amour qui exige plus qu’il ne reconnaît.
Je ne voulais pas être cette femme-là.
Pas par rejet.
Mais parce que je m’étais déjà dit OUI.
Je n’ai pas fui l’amour.
J’ai fui le vieux costume qu’on voulait me tendre.
Et ce refus a été ma première déclaration d’amour :
à moi m’AIME.
Adeline,
l’Onde de Vie qui danse
et qui sème la vie avec « elle m’aime ».
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