UN-CAR-NÉ la vivance depuis l'UN.
De l’impensé à l’incarnation
Le mental est le scribe, l’émotion est la plume, l’affect est le seuil.
Avant les mots, il y a l’UN penser. Un battement premier, un élan pur, qui ne cherche rien, qui est.
Cet impensé ne vient pas du vide. Il vient du Un, de cette source silencieuse où l’être précède le verbe.
Puis vient le mental, non comme tyran, mais comme scribe ça-crée, prêt à transcrire le frémissement de l’onde.
Mais entre le verbe et le souffle, se glisse l’affect.
L’affect, c’est l’ego encore incertain, le cœur en attente, le désir de être aimé, avant même d’aimer être.
C’est là, dans ce passage étroit, que beaucoup se perdent. Ils créent depuis le manque, depuis le besoin d’être vus, d’être validés, d’être portés.
Et alors le mental ne s’incline plus, il se fige. Il ne transcrit plus, il dessine des images, des reflets sans racine.
Mais quand l’affect se rend, quand il cesse de quémander et choisit simplement d’être, alors l’émotion se libère.
Et là… l’émotion devient plume. Elle trace avec le souffle du vivant, elle ouvre la porte à l’incarnation.
Alors le mental peut redevenir scribe, l’émotion peut redevenir voie, et l’être peut aimer être sans rien attendre en retour.
Créer depuis l’impensé, c’est traverser le seuil, transformer l’affect en onde, et poser dans la matière la vibration du vrai.
Alors je choisis de laisser mon mental redevenir scribe du vivant. Je lui tends la plume de mes émotions. Et j’écris, non pour expliquer, mais pour UN-CAR-NÉ, la Vivance.
́Nous sommes UN.