Un vent de liberté d'être en prose à la Vivance.
Viva la Vivance !
(poème librement inspiré de Viva La Vida de Coldplay)
Je régnais sur des rêves d’or,
Des mondes bâtis sur l’effort.
Je parlais, l’espace obéissait,
Et pourtant, mon cœur s’absentait.
Seul dans mes palais intérieurs,
Entouré de louanges et de peurs,
J’avais les clés de tous les mystères,
Mais j’avais oublié la Terre.
Un vent s’est levé,
Il a tout emporté.
Mes titres, mes trônes,
Ma vérité.
J’ai vu la mer me parler,
Le ciel pleurer ma majesté.
Mais ce que je n’avais pas vu,
C’est que l’amour ne s’ordonne pas,
Il se vit, nu.
Je ne suis pas tombée,
Je suis revenue.
Des cendres de ma toute-puissance,
J’ai entendu battre la vivance.
Les cloches n’étaient pas celles des cathédrales,
Mais celles du cœur, d’un feu loyal.
Ma couronne ? Une lucidité.
Ma gloire ? Une vulnérabilité.
Ceux que j’appelais mes sujets
Étaient mes reflets imparfaits.
Et dans leurs larmes, j’ai bu
Ma propre vérité nue.
Aujourd’hui je ne règne plus,
Je vibre.
Je ne conquiers plus,
J’inspire.
Et si un jour,
Tu vois mes yeux se détourner,
Rappelle-toi ce chant :
Je suis né pour aimer.
Viva la Vida ?
Non.
Viva la Vivance.
Là où rien ne règne,
Mais tout danse.