Comment lâcher la culpabilité de rire de sa souffrance.
ou quand le rire devient une offrande d'humilité.
Il y a un rire qui libère.
Un rire qui jaillit du plus profond.
Pas un rire qui se moque.
Pas un rire qui méprise.
Mais un rire d’âme, qui surgit là où l’on croyait que tout était perdu, et qui dit simplement : « je suis encore là ».
Ce rire, je l’ai rencontré en moi, dans un moment inattendu, alors que je venais de traverser une tempête intérieure.
Ce rire n’avait pas de mots.
Il ne cherchait pas à expliquer,
il était.
Un éclat. Une onde. Une vérité nue.
Et pourtant… ce rire a déclenché quelque chose.
Le miroir inattendu.
J’ai partagé ce rire avec une amie, Annabel, voyante et passeuse d’âmes.
Je lui ai confié que ce rire m’était venu en pensant à une situation que j’ai vécue avec Clark, et son « mariage spirituel ».
Mais au lieu d’entendre la légèreté, elle a perçu de la moquerie.
Elle m’a renvoyé une image : celle d’un rire mesquin, d’un rire qui juge.
Et ce reflet m’a bouleversée.
La voix de la culpabilité.
Car soudain, cette phrase a surgi :
« Et si je faisais mal en riant ? »
Une ancienne trace en moi s’est réveillée.
Une mémoire où le rire était associé à l’humiliation.
Où rire, c’était être du côté de ceux qui rabaissent.
Dans ma famille, dans mon enfance, le rire était souvent un instrument tranchant, pas une caresse.
Alors, quand mon rire de guérison est apparu, cette mémoire a tenté de reprendre le dessus.
Elle m’a soufflé : « Ce n’est pas bien. Tu ne respectes pas la douleur.
Transmuter le miroir.
Mais en regardant de plus près,
j’ai compris qu’Annabel n’était pas la source.
Elle était le miroir vivant d’un ressenti plus profond, celui que je percevais en silence chez Jeff.
Comme si, à travers elle, la vie me montrait ce qu’il n’osait peut-être pas me dire.
Et c’est là que tout s’est ouvert.
Annabel n’était pas l’obstacle.
Elle était la clé.
Grâce à elle, j’ai pu aller rencontrer la culpabilité cachée.
Celle d’être bien quand les autres ne le sont pas.
Celle de guérir plus vite.
Celle d’oser légèreté dans un monde qui a sacralisé la gravité, le sacrifice et l'oubli de soi par des compromis extrêmes.
Le rire d’humilité.
J’ai alors compris : mon rire n’est pas une offense.
C’est un souffle d’humilité.
Il vient de l’intérieur.
Il naît du vide après la tempête.
Il ne juge pas. Il n’enseigne pas.
Il accueille.
C’est un rire sans mots, parfois.
Un sourire du cœur.
Un éclat qui ne demande pas à être compris, mais simplement autorisée.
Rituel de transmutation : du malentendu à l’offrande.
J’ai symboliquement pris ce miroir tendu par Annabel, ce miroir dans lequel je me suis vue déformée, accusée.
Et je l’ai transformé.
Je l’ai soufflé.
J’y ai posé mon rire.
Et il est devenu cristal d’offrande.
Il dit maintenant :
« Je ne ris pas contre. Je ris avec.
Avec la vie, avec la fin, avec le recommencement.
En conclusion : la liberté de vibrer.
Alors si toi aussi tu sens ce rire venir, ce rire étrange, doux, profond, et que la culpabilité te chuchote :
« Tu n’as pas le droit… »
Souviens-toi :
ton rire est une onde d’humilité.
Il n’efface rien.
Il honore tout.
Et il libère.
Rire de sa souffrance, ce n’est pas la fuir.
Car, c'est cela dont je riez le miroir de ma souffrance à vouloir être aimer et à faire des compromis et de perdre mon identité, mes valeurs et mes actions d'aimer être.
C’est peut-être, au contraire, l’acte le plus ça-crée cré de réconciliation avec soi.
Adeline, l'onde de vie qui sourit à la vie et qui danse avec elle m'aime.