Il voulait être beau...
Il voulait être beau.
Pas juste aimé, vu.
Brillant comme un rôle,
lisse comme un rêve,
admiré comme un reflet bien poli.
Il voulait qu’on dise
ce que ses miroirs lui criaient en silence :
“Tu es beau, regarde-toi comme je te vois.”
Mais moi…
je ne pouvais pas jouer à ça.
Pas parce que je ne le trouvais pas beau ,
mais parce que je le trouvais trop vrai,
pour mentir.
Je le trouvais beau,
quand il arrêtait de séduire.
Quand il redevenait silence.
Quand ses yeux parlaient plus fort que ses mots.
Quand il oubliait d’être quelqu’un.
Je le trouvais beau
parce qu’il était
lui,
malgré lui.
Et peut-être que ça l’a blessé.
Peut-être que ça l’a touché là où il n’était pas prêt.
Peut-être que mon regard l’aimait trop
pour qu’il puisse se le permettre.
Alors j’ai laissé son masque tranquille.
J’ai repris mon regard,
sans rancune,
sans regret.
Parce qu’au fond,
ce n’est pas lui que je devais convaincre.
C’était moi que je devais libérée.